La gatita Frida

...un regard félin sur le monde: les voyages de Frida

08 novembre 2009

Sorpresa navideña

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Entre las idas y vueltas a la mediateca, compras un tanto agitatadas y desagradables, el arreglo de una cerradura rota y el estorbo de un vecino que no quería cooperar... el día de ayer se nos iba volando. Total que la decisión improvisada de ir a ver la pelí chilena “Navidad” fue sin duda la mejor opción para ese sábado movido.

Sinónimo inesperado para nosotros de vuelta al campo, las primeras imágenes nos hundían en el bosque otoñal que iban descubriendo “Ale” y Aurora, pareja de jóvenes presos de las dudas que incumben a la adolescencia; ansiosos de curar las heridas que pueden, a veces, dejar sin alas. ¿El regreso navideño a la mansión familiar de las alturas de Santiago sería entonces la oportunidad para que la pareja se reuniera? ¿para que Aurora pudiera explicarse (explicarnos) los pormenores de su alejamiento para con “Ale” ? Lo cierto era que, lejos de alambicar el relato, la llegada de la joven fugitiva Alicia y el doble encuentro que podía suponer, iría aclarando el propósito de cada uno.

Un mundo estrecho, cerrado pero nada oscuro, que sabe abrirse para dar paso a notas de esperanza, de sosiego, de bienestar... Después de la magnífica luz sepia del otoño, llega pues el tiempo de una “aurora” renovada, el tiempo de semillas por crecer, como una emancipación más del crepúsculo polvoroso que se aparta.

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05 novembre 2009

El son de Cuba

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Nadia Guerra est une jeune femme libre et engagée, qui, à travers son émission de radio clandestine, tente de faire vivre la Cuba de l'ombre, celle de la libre parole, des prises de position provocatrices mais avec une idée commune : "partager les vérités personnelles, la nécessité individuelle de dire au singulier ce qu'on pense au pluriel." Mais ces vérités et surtout cette parole individuelle dérangent,  son émission est suspendue et ses collaborateurs à la radio officielle tentent de la ramener dans le droit chemin. Pour cela, ils lui donnent le choix : soit elle se fait soigner dans une clinique psychiatrique, car seule une folle suicidaire comme elle peut parler ainsi librement et en son nom, soit elle signe sa lettre de démission. Nadia choisit évidemment de partir et de profiter de la bourse d'études artistiques qu'elle a obtenue pour s'envoler vers Paris et l'Europe. Elle en profite alors pour se lancer à corps perdu dans la recherche de sa mère qui a quitté l'île alors que sa fille n'avait que neuf ans. Elle la retrouvera alors à Moscou, amnésique et désorientée, et la ramènera vers Cuba. Dans les affaires de sa mère, un journal et des épreuves de roman rédigés à la veille de la Révolution...

Récit complexe aux procédés littéraires variés, Mère Cuba laisse entendre le "son" de la vraie Cuba, loin des discours lénifiants que l'on peut encore entendre à son sujet. Parole libre et infiniment nécessaire tant elle est le plus souvent étouffée et censurée.

Wendy Guerra réside toujours à La Havane, "si proche et si loin" d'un autre monde, mais "comme Cuba se trouve à Cuba et qu'on ne peut l'emporter ailleurs, elle y revient".

Mon pont se situe entre les années quatre-vingt et les années quatre-vingt-dix. Ce sont des rampes qui me conduisent à patiner d'une décennie à l'autre. J'essaie d'attraper et de conserver les choses que j'ai aimées, c'est pour cela que j'aime les musées et pas les cimetières. L'art d'arrêter, de conserver, de saisir. C'est aussi pour cela que j'aime La Havane : voilà la ville, un musée qui ne s'est pas écroulé au milieu d'une étrange bataille pour préserver sa patine. Mon temps est sépia, ma douleur salée; mon odeur est l'huile essentielle de ce vieux parfum de toujours , ces traces (ou restes?) de Chanel dans des flacons lointains, comme mes propres souvenirs de cet âge indéfini.
Les toiles et les balcons, les sculptures et les bâtiments. Les idées et les mots; les affiches et les vinyles, les briques et les dentelles. Palimpseste. La vie sous les couches de peinture, entre des lettres cachées que personne ne parvient à faire taire.

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01 novembre 2009

In the mood for Cat Power

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31 octobre 2009

Des kakis, une pomme, et beaucoup de Coco

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Quelques lectures de vacances...tout d'abord Le Goût âpre des kakis, découvert chez Charlotte. Destins de femmes iraniennes éprises de liberté et d'indépendance qui étouffent sous le poids des conventions, de la famillle, du couple et qui ne savent plus comment se comporter. Faire le choix de la solitude pour mieux se retrouver. Un regard juste et moderne sur la société iranienne , loin des idées reçues (même si évidemment la vie à Téhéran n'est pas la même que dans les montagnes...).  J'y ai retrouvé le ton libre et rafraîchissant des Broderies de Marjane Satrapi.

Ce que c'est que l'amour de Régis Jauffret. J'ai d'abord cru que c'était un inédit, puis j'ai réalisé qu'il s'agissait en fait de nouvelles extraites de Microfictions. J'en avais déjà lues quelques-unes mais le fil choisi -l'amour- fait se confronter des nouvelles éloignées dans le premier recueil, et leur donne une autre dimension. J'en ai déjà parlé, l'amour selon Jauffret n'est pas celui des contes de fées, il en choisit le plus souvent la face cachée, mesquine, cruelle, amorale, inavouable. Il prend un malin plaisir à trancher bien nette la pomme d'amour lisse et sucrée pour en mettre à nu l'âpreté, l'acidité, la pourriture invisible de l'extérieur. Plus je le lis, plus je me dis qu'il est certainement l'un des meilleurs écrivains contemporains (après Annie Ernaux, évidemment, qui est insurpassable).

Enfin, L'allure de Chanel , de Paul Morand. Il y retranscrit ses conversations avec Coco Chanel. Ce livre n'a donc rien d'un roman, c'est plutôt un recueil de confidences. On y découvre une Gabrielle Chanel définitivement libre, affranchie de tout, qui porte un regard souvent acerbe sur les femmes, méprisant leur mièvrerie, leurs atours vains. Elle dit son amour de l'épure, du noir, du blanc. Son amour des hommes aussi, flamboyants le plus souvent, qu'elle a parfois détruits par son exigence, et déconcertés par sa profonde liberté. On y croise Satie, Picasso, Stravinsky...

Trois regards libres sur le monde...

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28 octobre 2009

Se vuelve bilingüe la gatita Frida...

Montera

Escapada golosa en “la Gloria de Montera” [MADRID]

A raíz de un primer post publicado en francés, me percaté de que últimamente cada vez eran más las visitas españolas a nuestro blog ☻ Así que me animo... y se me antoja publicar unos cuantos artículos en el idioma de José Luis Torrente... ved como ya estoy de cachondeo☻ ...digamos de Miguel Bosé.

Andaba buscando un piso compartido en la calle Fuencarral en el 2002, cuando el tío medio desnudo que me acogía me dio a conocer la flor y nata de los restaurantes del barrio. El fulano no paraba de ensalzar lo limpio de su hogar, ¡lo acogedor que eran los ocho compañeros de piso! Quedando tan cerca de Chueca... Ya eran las dos y pico y me moría de hambre. De modo que si parecía poco probable que volviese a casa del tipo, eso sí me iba a probar lo que de aquí en adelante se convertiría en mi comedor madrileño predilecto.

Por las varias estancias en Madrid, por las charlas con el abuelo que se había alojado en la Montera hacía poco más o menos sesenta años, ya conocía el barrio y la fama sulfurosa de dicha calle. Por cierto debo confesar que al oír el nombre del restaurante tan alabado por nuestro anfitrión, me quedé un tanto asombrado, intuyendo lo burlesco y prejuzgando la ilusión anunciada de antemano. Ahora bien, debía de ser mal pensado para que se me ocurriese imaginar que “La Gloria de Montera” fuese una prostituta. Pues el lugar que descubrí se reveló encantador, refinado y lo suficiente formal para que uno se sintiese a gusto.

De líneas depuradas y ambiente caluroso, la sala es el mero reflejo del bullicio de un barrio que poco duerme. Animado sin ser ruidoso, el comedor consta de un compendio intergeneracional del Madrid contemporáneo, apuesto pero en absoluto ostentatorio. A imagen y semejanza del lugar propiamente dicho, la comida no peca de demasiado rebuscada. Manjares delicados y platos harmoniosos a precios insuperables podría ser el lema de este sitio, que no me canso de volver a descubrir con mis amigos y familiares cada vez que se me da la oportunidad. Pues con sólo 7,5 euros el almuerzo (incluyendo pan, vino y postre), no vale la pena privarse de las berenjenas con roquefort, del cangrujo y aguacate servidos con vinagreta de frutos rojos, o el risotto con aspáragos y alcachofas... uno de mis favoritos, ¡riquísimo!

Espero que os dé ganas y os animéis a conocer este lugar que tanto anhelo. No dudéis en poner comentarios... Un saludo para todos.

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25 octobre 2009

Summer moved on ?

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21 octobre 2009

Infiniment Duras

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Très bonne surprise aujourd'hui à la médiathèque : un beau livre sur Marguerite Duras (oui, encore...) avec des photos inédites et magnifiques, des reproductions de manuscrits ou encore des cartes postales envoyées par Duras lorsqu'elle s'appelait encore Donnadieu. Moi qui passe et qui ai passé beaucoup de temps à traquer le moindre livre ou le moindre documentaire sur elle, je suis contente d'avoir encore ce genre de surprises!

Marguerite Duras, Vérité et légendes, Photographies inédites, collection Jean Mascolo, texte d'Alain Vircondelet, Editions du chêne

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18 octobre 2009

Ton prénom made in Vietnam

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Comme Marius et Jojo, ici, on est trop fiers d'avoir de jolis tampons à notre nom (sauf que nous, évidemment, on n'est pas des super héros!). Vous pouvez constater la grande originalité du motif choisi...!

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17 octobre 2009

Quatuor à toute vapeur

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La semaine de travail se termine par cette invitation à l'opéra. Au programme folklore du Caucase avec le quatuor nº2 de Prokofiev, instabilités et virulence d'un "quartetto furioso" signé Chostakovitch, et la découverte du génial Steve Reich: le sifflement des trains envahit la scène, et conjugue le son des violons, alto et violoncelle aux paroles enregistrées que les instruments tendent à imiter. Le voyage est total, enchanteur.

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14 octobre 2009

Japanese love in the seventies

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Une lecture magnifique et bouleversante...le quotidien passionnel et tumultueux de Kyoko et Jiro, de l'amour le plus profond et le plus apaisé jusqu'à l'atroce violence...

Kyoko et Jiro ont un peu plus de vingt ans et vivent ensemble depuis peu. Jiro est indécis, incapable parfois d'assumer ce qui le porte vers Kyoko. Kyoko subit le poids des traditions et aimerait peut-être que Jiro l'épouse. Des êtres épris de liberté et submergés par leur amour. Que choisir alors? Mourir maintenant et ensemble pour ne jamais se séparer? Vivre en acceptant de tout laisser se terminer fatalement un jour par des larmes?

"L'amour se présente toujours comme un ensemble de fautes. S'il est beau malgré tout ...c'est certainement parce que les fautes commises par l'homme et la femme sont belles.

Et si l'amour se termine toujours par des larmes... c'est certainement parce que l'amour lui-même est un réservoir de larmes. Le gîte de l'amour lorsque nous vivions ensemble."

Lorsque nous vivions ensemble, vol.1 Kazuao Kamimura, ed. Sensei

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