La gatita Frida

...un regard félin sur le monde: les voyages de Frida

18 novembre 2009

Resnais en liberté

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Les Herbes folles est un film très déroutant, totalement libre.

La première demi-heure s’est révélée plutôt très ennuyeuse, lente et poussive…
Puis un certain rythme s'est installé et le propos du film semblait de plus en plus limpide : une liberté narrative totale, des personnages en proie à leurs envies, leurs désirs, leurs pulsions et qui mènent totalement le film. Même la voix off- Edouard Baer, très à l'aise avec les enchaînements absurdes- hésite, se corrige, ne sait pas si elle raconte tout à fait la véritable histoire et insiste  sur le fait que tout aurait pu être totalement différent. Resnais semble s’affranchir de l’idée même de scénario, prône le choix de l'improvisation (feinte, puisque tout est en réalité très écrit) refusant de mener le récit dans le seul but de répondre aux attentes du spectateur : les questions ébauchées ne trouveront jamais de réponse. Les personnages sont sans passé et leurs actes n’ont pas la moindre motivation psychologique, ils sont guidés par le seul instinct, à l’image des herbes folles qui percent ça et là à travers le béton, de manière totalement hasardeuse. Liberté du jazz également, dont Christian Gailly, auteur de L'Incident- roman dont s'inspire ici Resnais-est un fervent amateur.
L’image est parfois un peu trop criarde mais les scènes de nuit sont superbes et évoquent parfois Wong-Kar-Waï. On trouve aussi un clin d'oeil minuscule à Philip Roth et à son dernier roman Exit le fantôme, dont le narrateur, de retour à New York,  se retrouve brutalement submergé par ses désirs.

Un film en demi-teinte, assez déconcertant, qui propose une vraie réflexion sur le cinéma et l’idée de personnage mais qui rate peut-être un peu sa fonction de divertissement…

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15 novembre 2009

First tag : seven things shaping my fall

Taguée par Ori (ça y est, j'ai fait un voeu!) je vous dévoile sept petites choses qui bercent notre automne :

1- Admirer les jolies couleurs des feuilles d'automne au parc de Sceaux et y découvrir une chouette expo photo avec un cliché de Gainsbourg hilare devant sa statue au musée Grévin

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2-Se régaler d'un bon fondant au chocolat qui parfume tout l'appartement

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3-Boire des mojitos et sentir l'ivresse dès la première gorgée (enfin, pour Emma...)

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4-Trouver des cèpes et s'en régaler

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5-Rêver sur les photos de Prague grâce à Emilie et avoir l'envie d'y revenir

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6- Me sentir bien dans mes chaussons

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7-Voir Frida retrouver sa petite place sur son gilet adulé

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Maintenant, je dois taguer quelqu'un... je choisis... Eloïse, eh oui!! A ton tour!

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14 novembre 2009

32 histoires...

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En 1991, Adrian Tomine publiait ses petites histoires dans un mini-comic, Optic Nerve. D'abord confidentielles, ces trois feuilles de papier photocopiées et vendues un dollar connurent ensuite un succès flugurant....

Ce petit ouvrage rassemble la totalité des mini-comics Optic Nerve. On y découvre le génie d'Adrian Tomine, capable de saisir sur le vif et dans toute son intensité la complexité des rapports humains. Le trait est encore parfois hésitant mais on y perçoit déjà la finesse de Loin d'être parfait...

32 histoires, la série complète des mini-comics OPTIC NERVE, Adrian Tomine, Seuil

Loin d'être parfait, Adrian Tomine, Delcourt

Insomnies et autres histoires, Adrian Tomine, Delcourt

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13 novembre 2009

In the mood for Copenhague

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Envie de lectures et d'un petit voyage à Copenhague...

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12 novembre 2009

Self portrait thursday (à pois)

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...want some tea?

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10 novembre 2009

Inspirations

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Lecture du moment : quelques mots (mais en anglais, ça compte double) et surtout les photos de Scott Schuman ( The Sartorialist), magnifiques...Je peux y passer des heures...

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09 novembre 2009

Noël surprise

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Faisant écho à notre envie de grand air, les premières images du film chilien "Navidad" auront su nous immerger dans l'univers automnal de la forêt où s'engouffrent Alejandro et Aurora; jeune couple en proie aux doutes incombant souvent à l'adolescence, désireux aussi de soigner les blessures qui, parfois, finissent par leur couper les ailes. Le retour pour Noël dans la demeure familiale des hauteurs de Santiago donnera-t-il l'occasion au couple de se retrouver? Aurora pourra-t-elle s'expliquer (nous expliquer) les tenants et aboutissants de son éloignement à l'égard d'Alejandro? Loin d'alourdir le récit, l'arrivée impromptue de la jeune fugueuse Alicia, et la rencontre double qu'elle saura inspirer, semble indéniablement en mesure d'éclaircir les désirs, le dessein de chacun.

Un huis-clos réussi, intime sans jamais être sombre, qui sait peu à peu s'ouvrir au profit de notes chaleureuses d'espoir, d'apaisement, de bien-être... Après la lumière sépia magnifique de l'automne, voici venu le temps d'une "aurore" rénovée, le temps de semences amenées à grandir, comme une prise de distance vis à vis d'un crépuscule, poussiéreux, qui s'éloigne... inéxorablement?

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08 novembre 2009

Sorpresa navideña

Entre las idas y vueltas a la mediateca, compras un tanto agitatadas y desagradables, el arreglo de una cerradura rota y el estorbo de un vecino que no quería cooperar... el día de ayer se nos iba volando. Total que la decisión improvisada de ir a ver la pelí chilena “Navidad” fue sin duda la mejor opción para ese sábado movido.

Sinónimo inesperado para nosotros de vuelta al campo, las primeras imágenes nos hundían en el bosque otoñal que iban descubriendo “Ale” y Aurora, pareja de jóvenes presos de las dudas que incumben a la adolescencia; ansiosos de curar las heridas que pueden, a veces, dejar sin alas. ¿El regreso navideño a la mansión familiar de las alturas de Santiago sería entonces la oportunidad para que la pareja se reuniera? ¿para que Aurora pudiera explicarse (explicarnos) los pormenores de su alejamiento para con “Ale” ? Lo cierto era que, lejos de alambicar el relato, la llegada de la joven fugitiva Alicia y el doble encuentro que podía suponer, iría aclarando el propósito de cada uno.

Un mundo estrecho, cerrado pero nada oscuro, que sabe abrirse para dar paso a notas de esperanza, de sosiego, de bienestar... Después de la magnífica luz sepia del otoño, llega pues el tiempo de una “aurora” renovada, el tiempo de semillas por crecer, como una emancipación más del crepúsculo polvoroso que se aparta.

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05 novembre 2009

El son de Cuba

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Nadia Guerra est une jeune femme libre et engagée, qui, à travers son émission de radio clandestine, tente de faire vivre la Cuba de l'ombre, celle de la libre parole, des prises de position provocatrices mais avec une idée commune : "partager les vérités personnelles, la nécessité individuelle de dire au singulier ce qu'on pense au pluriel." Mais ces vérités et surtout cette parole individuelle dérangent,  son émission est suspendue et ses collaborateurs à la radio officielle tentent de la ramener dans le droit chemin. Pour cela, ils lui donnent le choix : soit elle se fait soigner dans une clinique psychiatrique, car seule une folle suicidaire comme elle peut parler ainsi librement et en son nom, soit elle signe sa lettre de démission. Nadia choisit évidemment de partir et de profiter de la bourse d'études artistiques qu'elle a obtenue pour s'envoler vers Paris et l'Europe. Elle en profite alors pour se lancer à corps perdu dans la recherche de sa mère qui a quitté l'île alors que sa fille n'avait que neuf ans. Elle la retrouvera alors à Moscou, amnésique et désorientée, et la ramènera vers Cuba. Dans les affaires de sa mère, un journal et des épreuves de roman rédigés à la veille de la Révolution...

Récit complexe aux procédés littéraires variés, Mère Cuba laisse entendre le "son" de la vraie Cuba, loin des discours lénifiants que l'on peut encore entendre à son sujet. Parole libre et infiniment nécessaire tant elle est le plus souvent étouffée et censurée.

Wendy Guerra réside toujours à La Havane, "si proche et si loin" d'un autre monde, mais "comme Cuba se trouve à Cuba et qu'on ne peut l'emporter ailleurs, elle y revient".

Mon pont se situe entre les années quatre-vingt et les années quatre-vingt-dix. Ce sont des rampes qui me conduisent à patiner d'une décennie à l'autre. J'essaie d'attraper et de conserver les choses que j'ai aimées, c'est pour cela que j'aime les musées et pas les cimetières. L'art d'arrêter, de conserver, de saisir. C'est aussi pour cela que j'aime La Havane : voilà la ville, un musée qui ne s'est pas écroulé au milieu d'une étrange bataille pour préserver sa patine. Mon temps est sépia, ma douleur salée; mon odeur est l'huile essentielle de ce vieux parfum de toujours , ces traces (ou restes?) de Chanel dans des flacons lointains, comme mes propres souvenirs de cet âge indéfini.
Les toiles et les balcons, les sculptures et les bâtiments. Les idées et les mots; les affiches et les vinyles, les briques et les dentelles. Palimpseste. La vie sous les couches de peinture, entre des lettres cachées que personne ne parvient à faire taire.

Posté par emmafrida à 18:04 - lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 novembre 2009

In the mood for Cat Power

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Posté par gato encerrado à 13:10 - in the mood for... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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